Récits, romans |
![]() |
Anna de Noailles, Maurice Barrès, ISBN 2-910490-00-9 |
Inédite, cette correspondance est la chronique d'une passion qui demeura longtemps inassouvie. Deux tempéraments s'affrontent, deux œuvres dialoguent, éclairant une époque dont Anna de Noailles et Maurice Barrès furent, chacun à sa manière, deux grands protagonistes. "C'est
à la fois émouvant et inespéré: les cinq cent
trente-neuf missives d'Anna de Noailles, mêlées aux trois
cent quatre-vingt-douze de Maurice Barrès et aux dizaines de messages
envoyés par l'un ou par l'autre à des "go-between",
forment l'autobiographie conjointe des deux esprits les plus opposés
et courtisés qui soient, écrite en toute conscience et dans
des styles sans pareil, à la fois romantique, précieuse,
exaltée, répétitive et chatoyante..." Claire
Paulhan, Le Monde |
|
![]() |
Blessé
à mort ISBN
: 978-2-910490-60-7 |
Joyau de ce qui constitue, avec L’Harmonie perdue (L’Inventaire 2001) et La Neige du Vésuve (L’Inventaire 2002), la « trilogie napolitaine » de Raffaele La Capria, Blessé à mort est une plongée au cœur des sensations les plus fortes comme les plus ténues, au cœur des mots, des sons, de la poésie ; Blessé à mort, c’est la mélodie de la langue napolitaine, recréée par La Capria, ses envolées, ses chutes, ses syncopes. Blessé à mort, c’est le mot qui s’échappe, s’enfuit, mais qui acquiert aussi la densité de la chair. Blessé à mort, enfin, c’est la vie elle-même, insoutenable et infiniment désirable… Et la blessure qui lancine… «
Un roman beau et complexe traversé par une mélancolie aiguë
et en même temps par une luminosité intense. » Fabio
Gambaro, Le Monde |
|
![]() |
Ce qu'on veut vraiment ISBN 2-910490-55-6 |
Brutalité des affrontements
et dialogues impossibles jalonnent ces trois courtes histoires, aux personnages
et lieux différents. Les conditions d'existence des uns et des
autres sont inconciliables, et insupportables les situations qui naissent
de leur rencontre. Ce qui arrivera – mais quoi ? – est dans l'ordre des
choses, or, l'a-t-on vraiment voulu ? Et l'on sait, avec un étrange
sentiment qui mêle encouragement et accablement mortel, que la réponse
viendra d'inconnus et d'événements monstrueux. |
|
![]() |
Ces murs qui nous écoutent Trois textes, dont un
bilingue |
Composé en
trois temps distincts sous l'occupation soviétique, ce récit
fait entendre la voix singulière d'un écrivain contestataire
mais non désespéré, dans une veine proche de Sâdeq
Hedâyat, mais plus encore des poèmes d'amour de Râbé'a
Balkhi, des chants des femmes pashtounes. Elle nous dit que toute société
contient le ferment de l'oppression individuelle et qu'il appartient ici
aux femmes d'opposer au pouvoir et à la guerre – parfois sans espoir
de l'emporter – les valeurs plus fortes de l'humain et de l'amour. "A la suite de Sâdeq Hedâyat,
mais avec des frémissements de révolte et d'effroi qui lui
appartiennent en propre, Spojmaï Zariab a le don très rare
de transformer des anecdotes, les destins et les choses sans se couper
du réel." André Velter, Le Monde |
|
![]() |
C'était la Révolution ISBN 2-910490-22-X |
Cela commence par un chuchotement,
la méditation solitaire d'un homme déstabilisé par
la révolution des Oeillets, au Portugal, qu'il avait pourtant voulue,
rêvée. Puis le murmure enfle et devient un cri de rage, d'ironie
méchante, de désespoir sans fond. Dans ce roman très
dur, écrit sur un rythme haletant, Julio Conrado jette à
terre tous les masques, idéologiques ou individuels, et les foule
aux pieds. L'écrivain est d'autant plus impitoyable qu'il continue,
envers et contre tout, comme son héros Salustiano Bernades, à
être fasciné par "la beauté plastique de la révolution". Premier ouvrage traduit en français de Julio Conrado, écrivain, journaliste et critique littéraire, directeur de la revue littéraire Boca do Inferno. "Une révolution dont il avait rêvé mais qui le rend furieux inspire à un désenchanté ce monologue lyrique et caustique. C'est avec un incontestable talent que l'imprécateur règle des comptes à ses idéaux sociaux, politiques et sentimentaux. Le pamphlet est violent, la langue superbe." Jean-Luc Douin, Le Monde |
|
![]() |
Chronique de la victoire des
mages ISBN 2-910490-08-4 |
Aux premiers temps de la
révolution iranienne, de jeunes émeutiers déboulonnent
la statue du Shah. Dans leur enthousiasme, ils ne voient pas s'instaurer
un nouvel ordre, celui des Ayatollahs. Le tavernier Barât, lui,
en a d'emblée conscience et brave les interdits en servant du vin. "Texte étincelant. La vivacité de ses dialogues insolents et brefs a le goût d'un alcool tiré sur le trottoir pour un peuple qui ne se poserait d'autre question que morale et dont chaque verre aiguiserait la lucidité." Jean-Louis Perrier, Le Monde |
|
![]() |
Derrière ma fenêtre il y a un corbeau… ISBN 2-910490-31-9 |
Cet ouvrage est un recueil de textes choisis parmi les œuvres publiées ou inédites de quatre poètes et trois prosateurs iraniens contemporains. Il est paru à l'occasion de la venue des auteurs à Paris, à la Maison des Écrivains, dans le cadre du Festival d'Automne 2000. "C'est une découverte passionnante que la lecture de ces textes. Ce livre présente plusieurs écritures iraniennes magnifiques et sensibles qu'il faut absolument découvrir." Brigitte Aubonnet, Lectures vagabondes |
|
En attendant Rongo ISBN
2-910490-90-4 |
|
Aux yeux de ceux, sûrs de leur fait, pour qui la vie est une suite d'actes réglés, de paroles définitives, Virginia – la maorie folle de ses chats sauvages, Alicia au joli visage inexpressif ou ce chef d'entreprise périssant d'ennui, sont incompréhensibles, voire pitoyables. Parlant peu, se contentant de sourires et de gestes de la main, apparemment passifs, insipides ou « ailleurs », ils ne cherchent ni à sortir de leur bulle ni à convaincre les autres de les y rejoindre. D'une nouvelle à l'autre, la réalité agitée et illusoire défile comme un film sur un écran devant des personnages que Vincent O'Sullivan suit avec un regard étonnant de tendresse, de justesse. Chacun, à sa manière, cherche un art de vivre qui le conduirait au sentiment d'une existence ayant vraiment un sens. Par une écriture faite de notations discrètes, impressionnistes mais souvent chargées d'un humour caustique, l'auteur permet au lecteur d'y accéder… ou d'échouer avec eux; en tout cas de partager une tranche de ces vies et d'accomplir, ce faisant, une partie de son propre destin. Vincent O'Sullivan, né à Auckland en 1937, vit en Nouvelle-Zélande. Poète, essayiste, nouvelliste, mais aussi dramaturge et romancier, il est publié pour la première fois en français à l'occasion des Belles étrangères 2006. A côté de cet ouvrage, un recueil de poèmes, Cette voûte de si pur respir, est paru également aux Editions L'Inventaire. |
|
![]() |
Exils Edition bilingue
russe/française |
Ils sont trois,
deux hommes, une femme, héros de ces trois nouvelles suspendues
dans le non-temps du voyage, de l'exil, volontaire ou forcé. Le
premier est à l'hôpital, la seconde vit depuis peu à
l'étranger, le troisième est fait prisonnier par les Allemands
durant la Première Guerre mondiale et se retrouve dans une ferme
du Nord de la France. Pour tous les trois, l'exil est l'occasion d'une
mise à distance d'eux-mêmes et de leur vie. Une parenthèse
en forme de bilan pour déboucher sur un choix - celui de continuer
comme avant ou de tout reprendre a zéro - ou un non-choix consistant
à se laisser porter par les circonstances. A moins que les circonstances
ne viennent contrarier toute espèce de choix. "…Exils est un petit
bijou d'émotion et de sensibilité. La fine écriture
de cette très jeune écrivain russe excelle à suggérer
la vie intérieure des personnages, parsemant le texte de vides,
d'incertitudes, qui laissent au lecteur la liberté d'imaginer,
de rêver, voire de se souvenir, en un mot de s'approprier ces histoires
universelles." Champs-Elysées magazine |
|
![]() |
La colline des Sept-Vents Edition bilingue italien/français |
La colline des Sept-Vents est un recueil de trois courts textes de Goffredo Parise (1929-1986) : "La Colline des Sept-Vents"," Se faire un chez-soi" et "Tout passe", écrits en 1957 et 1958. Ils relatent le désir soudain, et sa réalisation semée d'embûches, d'une maison idéale bâtie sur les collines où l'auteur a passé son enfance. Une maison "ailée comme un rêve", refuge contre le temps qui passe, une maison-mausolée où reposeront en immortel souvenir tous ceux que l'écrivain a aimés. "Un écrivain, grand voyageur, décide de se faire bâtir une maison. Tout se gâte, dès qu'il s'agit de passer à la réalisation. Pourtant, la maison de Parise existe bel et bien, quelque part sur la colline des Sept-Vents. Si l'auteur n'a pas réussi à capturer l'éternité, il a laissé une trace, matérielle, et plus encore, littéraire." Les cris de l'Hélikon |
|
![]() |
La Griffe intérieure ISBN 2-910490-77-7 |
| "Elle est coupable, elle le sait, l'a toujours su." Ainsi s'ouvre, par une phrase lourde et grave qui donne d'emblée le ton, le nouveau roman de Christine Deroin. "Elle", c'est Apolline: un prénom bien trop doux, penserait-on, pour une grande faute. Pourtant, coupable, Apolline l'est: enfant, pendant la guerre, elle a dénoncé ses parents résistants, sa mère surtout, cette mère qui avait commis le crime de la gifler pour une vétille. Et l'histoire a suivi son cours: la grande Histoire, avec les déportations en Allemagne et les camps de la mort; la petite, individuelle, celle d'Apolline, entre autres. Apolline a grandi. Jamais elle n'a rien dit de sa faute. Surtout pas à Michel, son mari. Ses parents? Elle a toujours été certaine qu'ils étaient morts. La preuve, ils ne sont pas revenus. Or voici qu'au début du roman surgit de nulle part une vieille femme dans laquelle Apolline reconnaît aussitôt sa mère. A elles deux, les héroïnes de Christine Deroin reconstituent presque tout le XXème siècle, avec ses crimes, ses utopies, ses millions de destins individuels broyés par ce qu'Alexandre Soljénitsyne appelle "la Roue rouge", celle de l'Histoire, omniprésente ici. Il y a aussi dans ce roman, et peut-être surtout, la "griffe intérieure", lancinante, celle de la culpabilité. Mais, semble interroger l'auteur, n'est-ce pas elle, cette "griffe", qui permet à la personne d'exister face à l'Histoire? "Un roman dense, sans concession, sans fioritures et magnifique. A lire absolument." Annick Dor, "La librairie francophone", France-Inter |
|
![]() |
La Neige du Vésuve 12 illustrations
au trait de Karin Herbertsson |
| Il neige rarement
sur le Vésuve, mais cela arrive. Il y a rarement de "belles
journées" d'enfance, si belles qu'on en garde pour toujours
la nostalgie. Le petit Tonino relate ici les moments fondateurs de son
existence. Il les rapporte à sa façon, celle d'un jeune
garçon d'abord, puis d'un adolescent. Mais n'est-ce pas plutôt
Tonino adulte qui se penche sur son passé et raconte sa découverte
des choses et des êtres, et, plus encore, de la valeur des mots ? Dans La Neige du Vésuve comme dans toute son oeuvre, Raffaele La Capria tente de retrouver "l'harmonie infinie du monde". Il y parvient par l'écriture, et ses livres, essais, romans et récits atteignent par là à l'universalité. "Le talent de La Capria n'est pas d'avoir retrouvé les mots de son enfance mais bien plutôt d'avoir retrouvé à travers chaque étape de sa jeunesse des rapports au langage. Apprenez les mots et ne vous laissez pas ensorceler, sera la leçon du maître." Guy Dreux, Nouveaux Regards |
|
![]() |
Le Roi des Noir-Vêtus ISBN 2-910490-43-2 |
| 1973-1982, noire décennie...
Tous les soirs, de jeunes volontaires courent vers leur martyre et le
poète voit ses livres confisqués ou détruits. Ainsi
font les régimes de Perse, depuis l'origine des temps. Emprisonné,
le poète raconte le récit de "La coupole noire",
extrait des "Sept Princesses" de Nezâmi, et, libéré
comme le roi du conte, reprend sa quête. Le jeune Sarmad, purifié
par l'évocation d'une union mystique avec la réalité,
offre sa chemise noire au poète. Ecrit en 1987, dans la phase finale de la guerre contre l'Irak, publié en 1995 aux USA sous un pseudonyme, ce brûlot est attribué au grand écrivain iranien Houchang Golchiri (1937-2000). "Ce texte magnifique s'inscrit dans le patrimoine littéraire et symbolique iranien, qui, malgré lui, fait une large place aux récits de prison depuis le Moyen Âge." Violaine Ripoll, Le Monde diplomatique |
|
![]() |
Les Belles Etrangères Un DVD accompagne cet ouvrage |
| Douze écrivains roumains contemporains, invités des Belles Etrangères 2005, proposent dans ce recueil des textes inédits: nouvelles, chapitres de roman, monologues, choix de poèmes. La présente anthologie mêle à plaisir les générations, depuis les aînés qui ont commencé à écrire dans un contexte idéologique ardu, jusqu'aux plus jeunes qui, loin de faire l'impasse sur leur histoire, tentent au contraire de se l'approprier pour aller de l'avant. D'une incontestable diversité, les textes révèlent de fortes personnalités littéraires qui, évitant ou rejetant courants et écoles, ont cependant quelques points communs: humour dévastateur, rigueur intransigeante de l'écriture... Sans oublier ce qui rattache manifestement les écrivains d'aujourd'hui à la tradition de la littérature roumaine: ce goût de l'absurde qui chamboule toutes les visions du monde et, en définitive, le monde lui-même. Un DVD du film "Vivre et écrire en Roumanie", tourné à l'occasion des "Belles Etrangères", accompagne cet ouvrage. Les auteurs à découvrir sont Gabriela Adamesteanu, Stefan Agopian, Ana Blandiana, Mircea Cartarescu, Gheorghe Craciun, Letitia Ilea, Dan Lungu, Ion Muresan, Marta Petreu, Simona Popescu, Cecilia Stefanescu, Vlad Zografi. |
|
![]() |
Les matins de Bengisu ISBN 2-910490-64-5 |
| L'histoire commence un certain
matin, dans cet appartement d'Istanbul où Bengisu et sa soeur,
avec l'aide de leur grand-père, avaient tenté de renouer
avec la vie malgré la désertion de leurs parents. Ce jour-là,
huit ans après son départ, la mère est venue en invitée.
Le grand-père est mort. Bengi a grandi et avance vers l'âge
adulte en jetant sur son enfance un regard d'une étonnante lucidité. Un récit simple et plein de délicatesse, sans grands événements ni héros extraordinaires, écrit comme la vie parle. Nezihe Meriç, née en 1924 à Gemlika, a reçu le prix Sait Faik en 1990 et le prix de la Fondation Sedat Simavi en 1998. Ses nouvelles ont été traduites en plusieurs langues. |
|
![]() |
Les Quatre Outilleurs ISBN 2-910490-12-2 |
La scène se passe après Die Wende, "le grand tournant", dans l'ancienne RDA. Quatre artisans outilleurs, qui ont, jusque-là, vécu tranquillement, dans la routine confortable d'un emploi à vie, sont licenciés, au nom du changement, de nouvelles règles économiques, politiques, sociales, auxquelles ils ne correspondent plus. Mais sans véritable explication. Le récit montre le désarroi de ces hommes devant un chômage forcé et leur interrogation sur leur place dans la société : cherche-t-elle à les oublier, eux? "Les malheurs de l'Histoire
font souvent les bonheurs de la littérature." Pierre
Deshusses, Le Monde |
|
![]() |
L'Harmonie perdue ISBN : 2-910490-33-5 / 11,5 x 16,5 / 160P. couv. rempliée / 2002 / 15 € |
Pour Raffaele La Capria, l'Histoire s'arrête à Naples pour faire place au mythe, lors de la révolution de 1799, bientôt suivie d'une contre-révolution sanglante. Dès lors s'installe pour deux siècles, en chaque Napolitain, le sentiment que l'harmonie spirituelle, réelle ou rêvée, qui semblait fonder l'existence de la ville, s'est définitivement perdue. Un sentiment si insoutenable que l'on n'aura de cesse de retrouver l'image de cette harmonie, en la mettant collectivement en scène. Plus qu'une simple "fantaisie sur l'histoire de Naples", L'Harmonie perdue est une quête littéraire, un roman d'après la mort du roman. "La culture lettrée de La Capria sait se faire légère. Elle se nourrit de la ville, comme des paysages." Jean-Maurice de Montrémy, La Croix. |
|
L'Histoire inachevée
et sa fin - Prix
Büchner 2000 ISBN 2-910490-32-7 |
|
Trois parties composent ce
livre : "L'Histoire inachevée", récit d'un amour
contrarié par la raison d'État en RDA, écrite en
1975, puis "La Fin de l'histoire inachevée" et "Ça
reste une histoire inachevée", deux ajouts inédits
en français, écrits en 1996 et 1997, après la consultation
par Volker Braun de son dossier dans les archives de la Stasi. Genèse
d'une publication censurée et morcelée, la fiction rejoint
les événements politiques et propose une réflexion
sur les conditions d'écriture en RDA, et, plus largement, sur les
pouvoirs de la littérature. "L'auteur met en scène, avec une intensité remarquable, l'oppression de la raison d'État sur une jeune femme amoureuse, dans l'ancienne RDA communiste. Il lui ajoute une "Fin de l'Histoire inachevée" qui est une réflexion profonde sur le métier d'écrivain." N. C., La Croix |
|
![]() |
Mémoires d’Adrienne de La Fayette ISBN 2-910490-94-7 |
« L’Antiquité n’offre
rien de plus beau que la conduite du général La Fayette,
de sa femme et de ses filles dans la prison d’Olmutz ». A l’occasion du 250ème anniversaire de la naissance de son aïeul, le général La Fayette, Sabine Renault-Sablonière a imaginé un vrai-faux journal d’Adrienne de La Fayette, rendant ainsi hommage à celle qui fut l’épouse du « héros des deux mondes », personnalité hors du commun restée, pourtant, dans l’ombre de l’Histoire. C’est également un voyage dans le dix-huitième siècle finissant, où le lecteur, au fil des pages, côtoie Benjamin Franklin, Voltaire, Condorcet, bien d’autres encore. Si les événements évoqués sont authentiques, si le travail de documentation et de recherche fut considérable, tout l’entour, tout ce qui fait « la chair » de l’ouvrage, appartient entièrement à la plume de l’auteur, qui esquisse le portrait de la véritable Adrienne de La Fayette, à tout le moins sa nature profonde, secrète : jeune fille naïve et romantique, puis épouse et mère, enfin femme d’affaires avant l’heure, « résistante » face aux tumultes de l’Histoire. Mais surtout, Adrienne a été l’indispensable et fidèle soutien de l’homme d’idées et d’action, épris de justice et de liberté, que fut Gilbert de La Fayette. Une superbe leçon d’amour et de loyauté. |
|
![]() |
Mémoires
de Garibaldi ISBN 2-910490-02-5 |
| Avec Garibaldi, Dumas
a trouvé son héros. L'occasion était unique :
pour l'un, rebelle au cœur pur, d'entrer dans la littérature de
cape et d'épée ; pour l'autre, auteur dramatique avant
tout, de vivre une aventure autrement que sur le papier. Dumas entreprend
la rédaction des Mémoires à partir des carnets
que lui a confiés Garibaldi. Il se rend à Gênes en
1860 pour y mettre la dernière main. Commence alors la "Campagne
des Mille", qu'il va couvrir en véritable reporter. De cette
épopée naissent Les Garibaldiens, nécessaire
complément des Mémoires. "Deux géants, deux étincelles et deux hymnes. Le premier, une manière d'Iliade, les Mémoires de Garibaldi, et une Odyssée presque toute terrestre, Les Garibaldiens – deux textes célèbres et pourtant rarissimes, réédités." Philippe Cusin, Le Figaro |
|
![]() |
Mot à mot - Prix Murat 2003 ISBN 2-910490-46-7 Une édition en italien est parue en 2003 |
A quatre-vingt-six ans, Florentine
s'offre une échappée belle : elle fugue, s'octroie quelques
jours de bonheur dans un lotissement non habité, repasse le film
de sa vie, essaie d'y mettre les mots qu'il faut, ces mots qui existent
pour que l'on s'en serve ! Derrière cet acte surprenant, plusieurs
ruptures : rupture avec un monde rural engoncé dans des traditions,
rupture avec un consensus qui veut qu'à la campagne on ne se parle
pas... "Florentine : un bel exemple de sagesse hédoniste." Jean-Marc Stricker, France-Inter. |
|
![]() |
Phrase
sans fond ISBN
: 978-2-910490-997 |
Allemagne
de l’Est, fin des années cinquante. Un village évacué,
des arbres abattus, l’eau corrompue par un vaste chantier d’exploitation
minière… 1998-2008 : Les éditions l’Inventaire publient Volker Braun. Pour marquer cet anniversaire, un coffret intitulé Volker Braun, Quatre récits réunit "Phrase sans fond", "Les Quatre Outilleurs","L’Histoire inachevée et sa fin" et "Ce qu’on veut vraiment". ISBN : 978 2 3597 001 6/ 46,60 € |
|
![]() |
Saisons Edition bilingue
russe/français |
Les quatre nouvelles proposées
ici ("Une visite", "Petite Macha Marie", "Jeu
d'enfant" et "L'hiver approche") sont d'abord quatre portraits
de femmes russes d'âges et de milieux différents, qui, toutes,
vont se retrouver à un même point de rupture : ce moment
vertigineux où la vie bascule entre rêve et réalité
pour toucher au plus enfoui. "Une écriture tricotée
au chuchotement", Jean-Pierre Thibaudat, Libération |
|
Les grands textes critiques |
|||
![]() |
De
la vulgarité en littérature
|
||
|
|||
![]() |
Un souvenir de Lampedusa |
||
ISBN 2-910490-06-8 |
|||
1953 : La rencontre
du Prince Lampedusa bouleverse la vie du jeune Francesco Orlando. Lampedusa
initie, quatre ans durant, son disciple à la littérature
tandis que l'élève permet à l'aristocrate de la pensée
de cristalliser ses réflexions sur l'Histoire et la civilisation.
Ces souvenirs relatent en outre avec émotion et fidélité
la genèse du Guépard, livre unique et tardif qui
assurera la célébrité de son auteur. |
|||