Nouveautés
 

 


   
jardinier

Sharawadji
Manuel du jardinier platonique

Pascale Petit

ISBN :978-2-35597-006-1
12,5 x 17
130 p.
mai 2010

17 €

 

Les rêves du jardinier – du jardinier interrogé, du jardinier amateur, du jardinier d’hier, d’aujourd’hui, du jardinier passionné, avisé, fatigué – du jardinier platonique – suscitent en nous le désir de les connaître et de savoir de quoi ils ne rêvent plus quand ils se réveillent.
Dans le rêve de chaque jardinier, il y a une fontaine ou un ruisseau. Une cabane. Une statue d’éléphant. Un garage enterré. Un coin de Laponie. Et l’idéal de chacun est un sentier : qui serpente au milieu et dans les coins d’un jardin aux contours sinueux. Il y a aussi, au centre de cet idéal, un projet de Belvédère et surtout, des pétales de fleurs jaunes qui tombent en pluie et comme le souvenir de quelque chose derrière un arbre qui ressemble à un conifère. Il y a aussi, parfois, des rêves de scabieuses des jardins voisins : quand le rêve a débordé et qu’aucun jardinier ne rêve plus.
   
   
couv table

À la table du Pourquoi pas ?
Marie-Isabelle Merle des Isles

ISBN : 978-2-35597-005-4
12,5 x 17
104 p.
2010
13€

Il y a cent ans, le navire du commandant Charcot, le Pourquoi pas ?, rentrait triomphalement au port de Rouen, au terme d’une expédition de près de deux ans, dont plus de la moitié dans l’Antarctique.
Marie-Isabelle Merle des Isles a choisi d’évoquer cette aventure “ côté cuisine ”, au travers des banquets offerts aux “ hardis explorateurs ” – avant leur départ, au fil des escales et à leur retour –, mais plus encore de l’organisation des repas à bord.
Qui aurait pu imaginer qu’au début du siècle dernier, dans l’une des régions les plus inhospitalières du monde, on pratique un art de la table aussi raffiné et inventif ?
Livre de recettes étonnant et décalé, À la table du Pourquoi Pas ? est un voyage au coeur des glaces, via Madère, Rio de Janeiro, Buenos Aires…, que pimentent des anecdotes tirées de la correspondance et des carnets des explorateurs.
   
   

À toute blind
Confessions d'un pro du poker
Nicolas Dervaux

ISBN : 978-2-355970-047
11 x 19
198 p.
2009
17€

Le hasard, voilà ce qui conduit Nicolas Dervaux à consulter, un jour, un site internet de poker. Le goût du risque et un certain culot le poussent ensuite à tenter sa chance. La chance répond présente, et voici notre candide sur la planète poker.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, à trente-quatre ans, Nicolas Dervaux se retrouve joueur professionnel. Il livre ici une sorte de « bilan provisoire », un témoignage paradoxal, à l’image du monde actuel : innocence et bluff ; existence à cent à l’heure, mais le surnom du champion est « La Tortue » ; acceptation d’une vie « blind », à l’aveugle, mais prudence de Sioux…Au fond, tout ne revient-il pas, au poker comme ailleurs, à tenter de maîtriser l’aléatoire ?

   
   

De la vulgarité en littérature
Aldous Huxley
Traduction, présentation et commentaires d'Hélène Sirven


EAN : 9782910490973
11,5 x 16,5
107 pages
mars 2009
15€

Surtout connu pour son Meilleur des Mondes (1932) et ses Portes de la Perception (1954) dont la génération hippie devait s'inspirer, Aldous Huxley (1894-1963), homme de lettres anglais, installé aux Etats-Unis dès 1937, montre, tout au long de son oeuvre, un intérêt profond pour ce qu'il nomme la "situation humaine". Son ultime texte, Literature and Science (1963), en témoigne tout particulièrement.

Souvent considéré comme un auteur de science-fiction, Huxley est en réalité un érudit éclectique, curieux, sceptique. Ses analyses, d'une vertigineuse simplicité dans un mouvement subtil de métaphores, de mises en abyme et de paradoxes frappants, sont étrangement annonciatrices de notre XXIe siècle. Ses nombreux essais littéraires et philosophiques, dont De la vulgarité en littérature (1930), considéré dans le monde anglo-saxon comme un texte important, sont insuffisamment connus et cités en France.

En 1930, Huxley, qui a acquis une notoriété parfois scandaleuse, écrit, en France, De la vulgarité en littérature. C'est dans un dialogue incessant entre espaces, temps, corps et champs de la connaissance, étroitement liés à ceux de l'expérience, qu'il déroule sa réflexion, en pratiquant un jeu d'alternances et de contradictions, proposé avec sagacité à la sagacité du lecteur. Et la conclusion reste ouverte.

Méditation sur l'art, la philosophie et l'histoire, les moeurs, la morale, la culture (ou l'inculture) moderne, ce texte profondément littéraire pose la question du rôle que l'écrit peut jouer dans notre société, en particulier dans les relations que doivent entretenir la science et l'art.

La vulgarité, mot que s'approprie Madame de Staël à l'aube du XIXe siècle (1800), après la Révolution française, pour désigner une nouvelle société qui s'écarte de l'idéal des Lumières, incarne bien l'instabilité des normes : on est toujours le vulgaire de quelqu'un. Ce que montre implicitement Huxley, c'est la fragilité, la vanité de l'homme face aux cycles de la vie et aux irréversibilités du processus créatif (qui tend, par là, à l'entropie). L'homme a-t-il une action sur le monde? Le balancement incessant des états qu'il traverse peut faire l'objet d'une métaphore poétique, à condition que l'individu en accepte modestement le secret, c'est-à-dire l'impossibilité d'une connaissance totale.

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