Nouveautés
 

 

MARS 2012

Une nouvelle collection à L'Inventaire

 

"TABOU"

 

avec

LA FALAISE DE NIJNI-NOVGOROD

de

Boris PILNIAK

 

 

 


 

 

 

   

Qui sait ? Peut-être même que c'est bien...
Jakob Hein
traduit de l’allemand par Marie-Hélène Quéval

ISBN : 978-2- 910- 490- 88-1
12,5 x 16
144 p.
octobre 2011

17 €

Les éditions l'Inventaire en partenariat avec les éditions Le Manuscrit proposent aussi la version numérique.
Prix : 7, 45 € - EAN : 9782304037951


Chronique d’une mort annoncée, celle de la mère de l’auteur, atteinte d’une forme rare de cancer du sein, le récit d’une enfance à Berlin-Est, avant la chute du mur, dans une famille d’intellectuels dont Christiane est le pilier à la fois tragique et magique.
Au compte-rendu de la maladie se mêle le parcours courageux d’une femme en quête de ses origines - son père, un scientifique juif, disparut en 1943 - expérimentant toutes sortes de traditions culinaires et dotée d’une joie de vivre qui affecte même sa pensée de la mort : « Qui sait ? Peut-être même que c’est bien… »
En toile de fond, toute « ostalgie » mise à part, défilent les contraintes matérielles, les tensions silencieuses et conflits feutrés qui constituaient le quotidien désolé de la vie en Allemagne de l’Est. Mais à l’implacabilité du sort et la gravité du thème, l’auteur, dans un style simple et non dénué d’humour, oppose la force des souvenirs heureux et la complicité incroyablement tendre et pudique qui unit mère et fils sur un mode proche du très acclamé Good bye Lenin.

Jakob Hein est né en 1971 à Leipzig et a grandi à Berlin où il est médecin et vit avec sa femme et ses deux fils. Il est l'auteur de cinq récits-romans autobiographiques (Piper Verlag, Münich), traduits en huit langues, parmi lesquels Mein erstes T-shirt, un best-seller paru en 2001. Avec Qui sait ? Peut-être même que c'est bien... il est publié pour la première fois en français.



   
 

Hasardismes
Laurine Rousselet
Avant-propos d’Hubert Haddad

ISBN :978-2-35597-009-2
15 x 20
111 p.
2011

15 €

 

Qu’est-ce qui pousse à ressentir tout et son contraire dans une même fraction de seconde ? Cette question, parmi d’autres, est à l’origine des Hasardismes, recueil d’aphorismes fulgurants.
Les Hasardismes n’ont rien d’un exercice de style ; ils sont, pour l’auteur, une tentative de cohésion avec sa pensée dans une réalité corporelle, porteuse de vérité. D’ascensions suicidaires en chutes vertigineuses, Laurine Rousselet ne craint ni la contradiction ni le foudroiement, dans son désir d’arracher aux mots leur vérité profonde.

« Un aphorisme n’a pas besoin d’être vrai, disait Karl Kraus, mais il doit survoler la vérité. Il doit la dépasser d’un trait… »

Née le 31 décembre 1974, Laurine Rousselet a consacré ses premiers écrits à la poésie. Puis, sont venus deux récits en prose : L’été de la 31e (L’Atelier des Brisants, 2008) et De l’or havanais (Apogée, 2010). En 2004, les éditions L’inventaire ont publié Mémoire de sel, recueil de poèmes en français et arabe.

   
 

Manuel de savoir-vivre à l’usage des maîtres et maîtresses de chiens

Antonius Moonen

ISBN :978-2-35597-010-8
10 x 18
149 p.
2011

15 €

 

Le plus odieux des chats siamois, le plus flamboyant des perroquets, le plus éphémère des papillons, le plus dédaigneux des paons – aucun ne pourra, en matière de snobisme, rivaliser avec le chien. Car, seul, le chien a désormais, grâce à Antonius Moonen, son guide du savoir-vivre, de l’étiquette et du protocole.

Quels sont, à travers le monde, les hôtels (de luxe) dans lesquels les chiens peuvent résider ? De quelles colonnes s’ornent-ils pour que leurs visiteurs puissent soulager dignement un besoin pressant ? Comment occuper élégamment les week-ends de son Médor à la campagne ?

Bottin mondain, généalogie, vêtements, bijoux et accessoires, décoration des niches, aucun élément de la vie du snob canin n’est omis.

Et si maîtres et maîtresses veulent que leur animal déguste une nourriture raffinée, l’auteur a prévu et testé des recettes. À vos gamelles, donc, pour préparer des « Délices de l’Épagneul breton à l’Aveyronnaise » et autres « Biscuits Bio-Bio » ! N’oubliez pas, dans les principaux ingrédients, une bonne dose d’ironie (mordante, cela va de soi) !

   
jardinier

Petit Bréviaire du snobisme

Antonius Moonen

ISBN :978-2-35597-008-5
11 x 19
248 p.
2010

17 €

Réédition
Première édition, L’Inventaire, 200
1

Paru en Allemagne, aux Pays-Bas, au Portugal, en Italie, le Petit Bréviaire d’Antonius Moonen est d’abord une protestation, un manifeste anti-politiquement correct, anti-uniformisation, anti-consommation, anti-bourgeois, anti-bobos, anti-tout !

L’auteur, toutefois, ne se contente pas de dénoncer ni de tourner en dérision tout ce qui l’insupporte dans le monde d’hier, d’aujourd’hui et, vraisemblablement, de demain. Avec un humour aussi glacé qu’efficace, il donne, non pas des « recettes » (Dieu l’en préserve !) mais des indications, des orientations de « survie ».

Une fois refermé le Bréviaire (au demeurant, à relire et à consulter régulièrement), le lecteur n’aura plus aucune excuse : il saura tout ce qu’il convient de savoir pour être un snob achevé mais aussi – et surtout – pour être lui-même.

Anne Coldefy-Faucard

Antonius Moonen est l’auteur, en France et à l’étranger, de plusieurs ouvrages (voir notamment Snob extrême. Précis de fuite arctique et antarctique, Paris, Paulsen, 2008) et de nombreux essais, articles, chroniques consacrés au snobisme. Son expertise en qualité de snob-watcher est internationale et multiculturelle. Il anime également des conférences sur le sujet.

   
jardinier

Sharawadji
Manuel du jardinier platonique

Pascale Petit

ISBN :978-2-35597-006-1
12,5 x 17
130 p.
mai 2010

17 €

 

Les rêves du jardinier – du jardinier interrogé, du jardinier amateur, du jardinier d’hier, d’aujourd’hui, du jardinier passionné, avisé, fatigué – du jardinier platonique – suscitent en nous le désir de les connaître et de savoir de quoi ils ne rêvent plus quand ils se réveillent.
Dans le rêve de chaque jardinier, il y a une fontaine ou un ruisseau. Une cabane. Une statue d’éléphant. Un garage enterré. Un coin de Laponie. Et l’idéal de chacun est un sentier : qui serpente au milieu et dans les coins d’un jardin aux contours sinueux. Il y a aussi, au centre de cet idéal, un projet de Belvédère et surtout, des pétales de fleurs jaunes qui tombent en pluie et comme le souvenir de quelque chose derrière un arbre qui ressemble à un conifère. Il y a aussi, parfois, des rêves de scabieuses des jardins voisins : quand le rêve a débordé et qu’aucun jardinier ne rêve plus.
   
   
couv table

À la table du Pourquoi pas ?
Marie-Isabelle Merle des Isles

ISBN : 978-2-35597-005-4
12,5 x 17
104 p.
2010
13€

Il y a cent ans, le navire du commandant Charcot, le Pourquoi pas ?, rentrait triomphalement au port de Rouen, au terme d’une expédition de près de deux ans, dont plus de la moitié dans l’Antarctique.
Marie-Isabelle Merle des Isles a choisi d’évoquer cette aventure “ côté cuisine ”, au travers des banquets offerts aux “ hardis explorateurs ” – avant leur départ, au fil des escales et à leur retour –, mais plus encore de l’organisation des repas à bord.
Qui aurait pu imaginer qu’au début du siècle dernier, dans l’une des régions les plus inhospitalières du monde, on pratique un art de la table aussi raffiné et inventif ?
Livre de recettes étonnant et décalé, À la table du Pourquoi Pas ? est un voyage au coeur des glaces, via Madère, Rio de Janeiro, Buenos Aires…, que pimentent des anecdotes tirées de la correspondance et des carnets des explorateurs.
   
   

À toute blind
Confessions d'un pro du poker
Nicolas Dervaux

ISBN : 978-2-355970-047
11 x 19
198 p.
2009
17€

Le hasard, voilà ce qui conduit Nicolas Dervaux à consulter, un jour, un site internet de poker. Le goût du risque et un certain culot le poussent ensuite à tenter sa chance. La chance répond présente, et voici notre candide sur la planète poker.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, à trente-quatre ans, Nicolas Dervaux se retrouve joueur professionnel. Il livre ici une sorte de « bilan provisoire », un témoignage paradoxal, à l’image du monde actuel : innocence et bluff ; existence à cent à l’heure, mais le surnom du champion est « La Tortue » ; acceptation d’une vie « blind », à l’aveugle, mais prudence de Sioux…Au fond, tout ne revient-il pas, au poker comme ailleurs, à tenter de maîtriser l’aléatoire ?

   
   

De la vulgarité en littérature
Aldous Huxley
Traduction, présentation et commentaires d'Hélène Sirven


EAN : 9782910490973
11,5 x 16,5
107 pages
mars 2009
15€

Surtout connu pour son Meilleur des Mondes (1932) et ses Portes de la Perception (1954) dont la génération hippie devait s'inspirer, Aldous Huxley (1894-1963), homme de lettres anglais, installé aux Etats-Unis dès 1937, montre, tout au long de son oeuvre, un intérêt profond pour ce qu'il nomme la "situation humaine". Son ultime texte, Literature and Science (1963), en témoigne tout particulièrement.

Souvent considéré comme un auteur de science-fiction, Huxley est en réalité un érudit éclectique, curieux, sceptique. Ses analyses, d'une vertigineuse simplicité dans un mouvement subtil de métaphores, de mises en abyme et de paradoxes frappants, sont étrangement annonciatrices de notre XXIe siècle. Ses nombreux essais littéraires et philosophiques, dont De la vulgarité en littérature (1930), considéré dans le monde anglo-saxon comme un texte important, sont insuffisamment connus et cités en France.

En 1930, Huxley, qui a acquis une notoriété parfois scandaleuse, écrit, en France, De la vulgarité en littérature. C'est dans un dialogue incessant entre espaces, temps, corps et champs de la connaissance, étroitement liés à ceux de l'expérience, qu'il déroule sa réflexion, en pratiquant un jeu d'alternances et de contradictions, proposé avec sagacité à la sagacité du lecteur. Et la conclusion reste ouverte.

Méditation sur l'art, la philosophie et l'histoire, les moeurs, la morale, la culture (ou l'inculture) moderne, ce texte profondément littéraire pose la question du rôle que l'écrit peut jouer dans notre société, en particulier dans les relations que doivent entretenir la science et l'art.

La vulgarité, mot que s'approprie Madame de Staël à l'aube du XIXe siècle (1800), après la Révolution française, pour désigner une nouvelle société qui s'écarte de l'idéal des Lumières, incarne bien l'instabilité des normes : on est toujours le vulgaire de quelqu'un. Ce que montre implicitement Huxley, c'est la fragilité, la vanité de l'homme face aux cycles de la vie et aux irréversibilités du processus créatif (qui tend, par là, à l'entropie). L'homme a-t-il une action sur le monde? Le balancement incessant des états qu'il traverse peut faire l'objet d'une métaphore poétique, à condition que l'individu en accepte modestement le secret, c'est-à-dire l'impossibilité d'une connaissance totale.

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